Connecting the Worlds Assets

L’IoT transforme la chaîne d’approvisionnement mondiale

Connecting the Worlds AssetsAlors que nous nous préparons pour la SITL qui se déroulera cette année du 20 au 23 mars à Paris Nord Villepinte, nos réflexions portent sur le rôle actuel et futur de l’Internet des Objets (IoT) pour favoriser le transfert intermodal.

Selon l’UE, le transport routier de marchandises en Europe devrait augmenter d’environ 40% d’ici 2030 et de plus de 80% d’ici 2050. Il n’est donc pas surprenant que la suppression du trafic de marchandises soit une priorité politique pour l’Union européenne qui veut diminuer la pollution, la congestion, le bruit, les accidents et lutter contre les changements climatiques, assurer la libre circulation des marchandises et aider les professionnels à mieux maîtriser les coûts.

Par ailleurs, le transport intermodal ferroviaire est un pilier central de l’initiative du gouvernement chinois appelé One Belt One Road (OBOR) visant à créer un nouveau réseau de transport eurasien.

Que vous appeliez cela le transport multimodal, intermodal ou combiné, l’objectif de transporter plus de biens européens par des moyens autres que le transport routier est un objectif que l’on vise depuis longtemps.

Malheureusement, les progrès au fil des ans ont été négligeables. Les derniers chiffres de l’UE indiquent que la répartition du trafic entre la route, le rail et le transport fluvial est restée pratiquement inchangée depuis une dizaine d’années.

En 2015, la route représentait 75,8% de l’ensemble du transport de marchandises contre 76,3% en 2006. Le transport fluvial est passée de 5,7 à 6,3% sur la même période, tandis que le transport ferroviaire a légèrement diminué, passant de 18% à 17,9%.

Alors, comment l’Internet des Objets peut-il faire la différence dans le transport l’intermodal?

Voici plusieurs raisons qui peuvent influencer la donne.

Le suivi en temps réel du moyen de transport 

Le simple concept de faire « parler » un moyen de transport en temps réel est un avantage fondamental quel que soit son application.

Dans le cas de l’intermodal les marchandises et les moyens de transport sont diverses et variées avec de nombreux acteurs impliqués, la possibilité de localiser et de surveiller avec précision l’état des expéditions en temps réel permet d’identifier rapidement les problèmes et d’agir de manière proactive, aidant à niveler le terrain de jeu avec le transport routier.

Pour les opérations ferroviaires ou fluviales à longue distance, les conteneurs connectés sont essentiels pour assurer la sécurité et la qualité des expéditions et pour renforcer la confiance des expéditeurs dans ces modes de transport.

La standardisation des flux d’informations transparentes et partagées 

Le manque , la fragmentation et le retard d’informations tout le long de la chaîne d’approvisionnement logistique intermodale, constituent des obstacles considérables à l’efficacité et à la compétitivité de ce type de transport.

L’amélioration de l’accès et du partage des données de transport en temps réel présente des avantages pour les acteurs publiques et privés: de meilleures informations sur l’arrivée et la livraison des marchandises pour les expéditeurs, des informations plus précises et fiables sur l’utilisation des moyens et l’efficacité des flux de marchandises permettent une gestion plus optimale des moyens et des réseaux pour tous les acteurs logistiques du transport intermodal.

L’armateur Maersk Line partage actuellement avec ses clients des données provenant en direct de ses conteneurs frigorifiques intelligents et étudie comment étendre cette visibilité aux autres acteurs de la chaîne de transport intermodal.

À l’avenir, nous pouvons nous attendre à voir encore plus de plates-formes collaboratives de partage de données, de réseaux et d’écosystèmes, où plusieurs parties accèdent à la même information et partagent une vue unique la situation sur le terrain. Cela réduira les conflits entre acteurs, cela facilitera l’intégration des services intermodaux et facilitera son suivi administratif.

Mieux gérer la complexité du transport intermodal

Comparé au transport routier, le transport intermodal est intrinsèquement complexe, avec de nombreux acteurs et étapes de transfert de moyens qui manquent actuellement de visibilité et de contrôle. Une chaîne d’approvisionnement intermodale présente donc plus de risques d’erreurs, de pannes et de trous noirs qu’une opération routière.

L’internet des objets facilite grandement la localisation et la surveillance de ces erreurs de transfert et, comme indiqué ci-dessus, il peut aider à briser les barrières entre les acteurs qui peuvent augmenter le coût et retarder les flux de marchandises.

Optimiser les moyens, les infrastructures et les réseaux

L’accès à des données en direct sur l’emplacement des véhicules, des conteneurs et du fret crée des opportunités pour plusieurs acteurs de la chaîne intermodale afin d’optimiser la capacité et l’utilisation, avec de nombreux avantages supplémentaires.

L’accès aux informations en temps réel sur l’emplacement des wagons de marchandises, les semi-remorques, les barges, les conteneurs (frigorifiques) ou les caisses mobiles créent des opportunités pour plusieurs acteurs de la chaîne intermodale pour optimiser leurs moyens et ainsi créer de la valeur supplémentaire.

Pour les ports maritimes et les terminaux fluviaux, être en mesure de surveiller le flux de trafic permet d’atténuer la congestion, d’optimiser les flux de trafic et mieux gérer la sécurité. Les nouvelles plateformes IoT portuaires faciliteront également la gestion des infrastructures, de l’énergie et de l’information.

Pour les opérateurs du transport intermodal et de logistique, la capacité de localiser tous les moyens en transit sur site améliorera grandement l’utilisation des moyens, notamment avec l’utilisation de capteurs pour détecter quand les conteneurs sont vides et prêts à être rechargés.

Les transporteurs et les logisticiens seront en mesure de surveiller les opérations en temps réel, de réagir en cas d’imprévus et de fournir des informations plus fiables aux expéditeurs.

Prendre des décisions basées sur des faits réels

Au-delà des avantages opérationnels immédiats, l’acquisition de «big data» provenant des camions, des semi-remorques, des conteneurs, des caisses mobiles, des châssis, des grues, des wagons de marchandises, des barges et d’autres objets présents dans la chaîne d’approvisionnement intermodal peut permettre une prise de décision plus intelligente basée sur la réalité. Une autorité portuaire ou un exploitant de terminal ferroviaire, par exemple, pourrait changer la façon de gérer ses flux de trafic. Un transporteur pourrait améliorer son plan de transport. Les gestionnaires de parc pourraient améliorer leur plan de maintenance.

Chez ORBCOMM, grâce à +2.000.000 objets connectés on commence à découvrir les possibilités qu’offre le big data.

Vous aussi vous pourrez découvrir les solutions ORBCOMM lors du Salon SITL 2018 à Paris Nord Villepinte. Visitez- nous du 20 au 23 Mars au stand E47.

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